Extrait des minutes secrétariat greffe du Tribunal de grande instance de toulouse



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-II-3-3-4-2 : le tas de nitrate dans le box :
En ce qui concerne le box, il est constant ?? qu'en début de matinée, le conducteur du chouleur a transféré les produits déposés la veille dans la partie centrale du bâtiment. Cette phrase ne veut rien dire. Ou les produits déposés la veille dans le tas principal ont été transférés dans des bennes de transport, ou des produits déposés la veille dans le sas ont été transférés dans le tas principal. De toute façon LE MONNYER censure le fait incontestable qu’avant les déversements du matin, la dalle du sas avait été décapée par raclage.
Au moment de la catastrophe, se trouvaient dans le box :
- une dizaine de tonnes de fines de NAA versée aux alentours de 9 h par M. FAURE à l'aide de son camion benne,
- deux bennes de NAI, qui n'ont pas été pesées mais dont le poids de chacune avoisinerait les 500 kilos ; leur contenu provient du nettoyage des ateliers de production ; elles sont déversées dans la matinée, sans que l'on puisse dire si elles l'ont été avant ou après la benne orange et où (au pied du tas de NAA comme le retiennent les experts judiciaires ou à 8 mètres du muret de reprise, comme le déclarera pour la première fois M. MANENT, grièvement blessé lors de la catastrophe ?) Cette question de la position précise de ses petits tas le 21-9-2001 dans le box n’a jamais été posée par les experts à Michel MANENT. M. MANENT l’a même clairement expliqué au procès. Là encore LE MONNYER laisse filer les mensonges des experts.
- le contenu de la benne blanche litigieuse déversée entre 30 et 15 minutes avant la catastrophe et dont on ignore tout : la quantité a évolué entre 500 kgs et 150 kgs ; les modalités de sa constitution : par secouage des sacs de divers produits, le craquage d'un sac de NAEO ou de NAA, non retrouvé postérieurement à l'inventaire réalisé par la CEI, et/ou du pelletage de ou d'un produit(s) se trouvant au sol ? Pures spéculations
Quant à leur disposition spatiale dans le box, il est établi par les déclarations de M. FAURE que le contenu de sa benne laquelle ? On parle de quatre bennes l'a été dans le coin sud-ouest du box, contre les deux murets de reprise... et que l'on ignorait exactement ce qu'il en était des deux bennes de NAI jusqu'à l'audience au cours de laquelle M. MANENT a indiqué se souvenir qu'il avait versé le contenu de ces bennes à 8 mètres du muret... en sorte qu'ils n'auraient pas participé à la chaîne pyrotechnique en qualité de booster. Il y a lieu de prendre avec beaucoup de prudence ses déclarations eu égard au grave traumatisme subi par l'intéressé lors de la catastrophe et des propos imprécis qu'il avait pu tenir lors de l'information. Les propos imprécis de M. Manent proviennent des questions des policiers et non des réponses. M. Le Monnyer insulte le témoin en faisant croire que ses souvenirs ne sont pas fiables alors que ce témoin n’a jamais montré des difficultés à se souvenir de certains détails lors de ses dernières manœuvres dans le box. Il sait de plus comment il travaille systématiquement pour le dépôt de ce type de tas.
Il ressort de très nombreux témoignages enregistrés par les policiers que le sol du box était recouvert d'une couche de nitrate, non pas uniforme sur ses 300 m2 de surface, mais d'une couche ou pellicule, moins importante que dans la partie centrale du bâtiment. Même si l'utilisation de la lame du godet du chouleur permettait certainement d'en limiter l'épaisseur, le raclage a été effectué par une lame et non par le bord du godet du chouleur les témoignages faisant état de la possibilité de s'y embourber avec les monte charges, d'y glisser par temps humide et enfin la saisie par les policiers d'une croûte de nitrate dans les vestiges du bâtiment à ce niveau là, confirment, sans conteste possible, de l'existence de cette couche, notamment aux endroits où le produit était manipulé ou déversait, à savoir à l'endroit où la benne blanche litigieuse a été vidée ; il convient d'observer que la société GRANDE PAROISSE qui ne conteste pas la présence de cette croûte dans la partie centrale du bâtiment et concède que l'on pouvait en relever une dans le bâtiment I4 également, ainsi que les photographies figurant au dossier en atteste, n'a jamais prétendu qu'une quelconque consigne ait existé requérant le balayage de ce box après chaque passage du chouleur ou même après chaque changement de poste, comme de telles consignes existaient au sein de la société SOFERTI (cote D 180), société qui fait partie du même groupe et se trouve confronté aux mêmes difficultés industrielles de manipulation de produits en grande quantité

En ce qui concerne l'humidité du box, celle-ci est établie par les déclarations de nombreux salariés par temps humide comme s'était le cas du 19 au 21 septembre (M. Panel, M. DEBIN, M. CAZENEUVE...) ainsi que l'établit l'orientation du vent d'autant au sud est, et les courbes d'humidité relevées par Météo France. Une mère truie n’y retrouverait pas ses petits cochons. Ce qui a pu se produire dans d’autres circonstances n’a aucune importance. Le fait incontestable est que, contrairement à ce que prétendent BERGUES et VAN SSCHENDEL, la dalle du sas avait été raclée avant les déversements matinaux et qu’elle ne présentait ni croûte solide, ni croûte déliquescente, ni eau.


M. CAMELLINI technicien de maintenance de la société GP, au secteur nord déclare (cote D 252) : Toujours de façon générale, sans rapport avec la situation du 21 09 2001 au matin "Le portail était ouvert en permanence. le portail avait été mis en état pour éviter tout contact entre l'ammonitrate et l'humidité véhiculée pour partie par le vent d'autan. Mais cela était peine perdue. Ceux qui savaient qu'il fallait éviter le contact entre I'ammonitrate et l'humidité n'ont rien fait pour empêcher cet état. La responsabilité en incombe à Mr PAILLAS et Mr PANEL qui devaient faire respecter ces strictes précautions de sécurité. Le problème de l'amonitrate ?? , c'est que quand il est humide, il agresse le béton et le détériore..." Cette déclaration d’un technicien d’entretien qui a visiblement un compte à régler avec les agents de maîtrise d’exploitation est, par ailleurs, suspecte. Suspecte car les policiers n’ont pas logiquement demandé à ce témoin s’il estimait que le 21-9-2001 les conditions météorologiques auraient nécessité de fermer la grande porte. Soulignons que cette humidité n'était pas spécifique au seul box du 221 : selon les propres déclarations de M. BIECHLIN les capacités hygroscopiques du NA avaient conduit les opérateurs du chouleur a laisser une couche au sol, dans la partie centrale, afin de réduire les difficultés occasionnées par les modifications d'état du sel en lien avec l'humidité.
L'opérateur qui, la veille, procède au transfert du nitrate stocké à I7 (essai fluidiram) relève également la très forte humidité au sol dans ce bâtiment ; mais encore, M. PEREZ (cote D 4045) explique que le matin même de la catastrophe et par suite de l'absence de M. EL BECHIR, il a demandé à M. TAHIRI qui travaillait à I8 de se rendre à IO à la demande de M. LACOSTE qui éprouvait des difficultés liées à l'humidité des tapis, point confirmé par M. SZCZYPTA, responsable TMG à IO ; ce local est exposé, comme l'entrée du 221, au sud est. L'humidité de la couche de nitrate au sol du box était également un point acquis pour la CEI qui le relevait dans ses rapports d'étape, confirmant là encore qu'elle avait reçu des informations identiques à celles enregistrées par la police... jusqu'au jour où certains ont réalisé que cela pouvait avoir de l'importance au regard de la réaction chimique.

Il paraît utile de préciser qu'en aucun cas le passage de la lame du chouleur n'était en mesure de balayer parfaitement le sol ; plusieurs témoins évoquent une couche ou une pellicule de produits au sol dans cette partie du bâtiment, beaucoup moins épaisse que dans la partie centrale, mais existante ; M. DEBIN l'a confirmé devant le tribunal ; certains signalent des flaques d'eau pouvait apparaître à l'entrée du magasin ; dans ces conditions il est évident qu'outre l'aptitude du nitrate à capter l'humidité ambiante, les mouvements des engins dans le box (montes charges, camion polybennes de la surca et chouleur) ne pouvaient que favoriser l'étalement de ces flaques à l'intérieur surtout si le chouleur nettoyait le sol en utilisant sa lame; enfin, et ceci est très clairement apparu dans la présentation des tirs de M. BERGUES, quand on parle d'humidification de ce produit, ce ne sont pas tant des flaques d'eau que l'on doit avoir à l'esprit qu'un changement d'état du nitrate : plusieurs témoins ont décri cette transformation; certains évoquent un sol glissant, comme une neige de printemps ou une gadoue : il y a lieu de considérer que la couche damnée ?? de produits, qu'il s'agisse de NAI qui a cette capacité à absorber l'eau tout en conservant une bonne apparence granulométrique, ou de NAA écrasé au sol dont l'enrobé censé le protéger de l'humidité ne peut plus assurer son rôle, a une forte capacité à capter l'humidité favorisant la solution saturée, dont l'étude de dangers du bâtiment I4 soulignait le danger. Tout est faux dans cet alinéa. Les observations de la veille sont sans objet puisque la dalle du sas avait été raclée à la lame (et non avec le bord du godet du chouleur) le matin de la catastrophe avant tout nouveau déversement. Le vent d’Autan, chargée d’humidité absolue mais dont la température n’était pas descendue au-dessous de son point de rosée, n’avait déposé aucune humidité. Telle était donc la situation réelle immédiatement avant la catastrophe


Bien évidemment le taux d'humidité dans ce bâtiment dont se désintéressait totalement GP affirmation sans preuve qui n'avait mis en œuvre aucun système tendant à éviter les désagréments provoqués par l'hygroscopie du nitrate déclassé (ni système de chauffage, ni système de double portes constamment fermées, comme il peut en exister dans des entrepôts), n'était pas mesuré par l'exploitant ; il ne peut être calculé précisément et il ne saurait être fait sérieusement le reproche aux experts de procéder par estimation. Quel rapport avec le fonds ?
Le Juge LE MONNYER fait un amalgame entre le bâtiment 221 et le box. Dans ce dernier, on connait exactement la teneur en eau des différents lots de NA qui sont arrivés avant l'explosion. Les conditions de température et d'humidité de l'atmosphère des heures et jours précédents l'explosion sont parfaitement connues: des essais d'humidification de NA ont été faits et sont très cohérents entre eux. Les experts ont toujours refusé d'en discuter car les valeurs obtenues (1.2% maxi après 36h d'exposition) sont particulièrement éloignées de la valeur utilisée pour le test N°24, soit 10.7% !

Même si l'on ne peut connaître précisément la valeur, on a un ordre de grandeur qui n'a rien à voir avec la valeur retenue par Mr BERGUES.

Le Juge parle là d'incertitude : pourquoi n'a-t'il pas pris cela pour étayer son doute comme il l'a fait avec la présence de DCCNa ?

Le tribunal considère acquis aux débats, au vu de ces éléments, des relevés météo attestant de l'humidité du vent d'autant soufflant depuis deux jours et enfin des observations faites par certains témoins attestant de l'humidité régnant dans les silos I7 (témoignage CAZENEUVE) et IO (témoignages PEREZ et SZCZYPTA) la veille et le jour de la catastrophe que le sol du box recouvert d'une couche de nitrate était humide. Fermez le ban ! Le Grand Esprit a parlé. Au moment de la catastrophe, les témoignages affirment que la dalle du sas n’était pas recouverte d’une couche de nitrate et n’était pas humide. Mais ces témoignages ne sont pas conforme au dogme. Ils sont donc considérés comme hérétiques et voués à l’exécration des fidèles.


Il est curieux de voir le Juge vouloir démolir cette hypothèse, alors que celle-ci n'a jamais été soutenue par la Défense pendant les audiences. Cette hypothèse a été défendue dans mon rapport final du 11 Mai 2006 et dans la Note N° 3 déposée par Mme Baux auprès du Juge et de la Défense et qui n'ont pas été lues par le Juge (on se demande même si elles ont été enregistrées). Le Juge ne discute pas des arguments que j'ai fournis, c'est-à-dire : si le DCCNa et le NA peuvent donner du NCl3, il faut qu'il y ait de l'eau en quantité suffisante, et dans la première hypothèse des experts judiciaires il y avait dépôt de 500 Kg de DCCNa au-dessus d'un tas de 10 T de NA. Lors de la confrontation du 23 Janvier 2003, Mr Van Schendel défend cette hypothèse. Je n'ai aucune difficulté à lui montrer que les 10 T de NA sont arrivées peu de temps avant l'explosion et qu'au maximum la teneur en eau est de 0.5%. Mr Van Schendel, qui veut à tout prix de cette hypothèse, imagine alors que de l'eau est remontée du sol. L'absurdité du telle hypothèse apparait quand je fais remarquer qu'il faut 10 T d'eau en un temps très court. On sait ce qu'il advint de cette hypothèse et des 500 Kg de DCCNa, surtout après le pelletage du DCCNa lors de la reconstitution. Les experts s'orienteront vers une nouvelle hypothèse et Mr BERGUES n'aura pas peur d'affirmer que la cause de l'explosion est le résultat d'une interaction entre le DCCNa et des hydrocarbures souillant le sol: d'où alors la volonté frénétique de vouloir montrer que le sol était pollué: malheureusement, ce fût sans succès avec les analyses faites par le Laboratoire Central de la Préfecture de Police de Paris et celles du BRGM me donnèrent raison. Il a fallu plusieurs années, à la lecture des différents rapports et de nos commentaires, pour que les experts comprennent qu'il était impératif d'avoir une grande surface d'interaction et plus de 9% d'eau, d'où l'hypothèse finale ahurissante où l'on voit les différents réactants se disposer par miracle en couches superposées, uniformes, dans le bon ordre et bien sûr sur un sol recouvert de NA à au moins 10% d'eau et tout cela au mépris des essais réalisés sur l'humidification du NA dans les conditions réelles atmosphériques des heures et des jours précédents l'explosion, et au mépris des lois de la mécanique des solides. De plus les analyses faites sur le sol de l'endroit où il est supposé y avoir eu du DCCNa sont négatives. Le doute n'existe pas chez les experts devant de telles lacunes. Devant la faiblesse de leur affirmation sur la teneur en eau, ils iront affirmer que même avec 1% d'eau cela fonctionne, car la réaction produit plus d'eau qu'elle n'en consomme (50% de plus), et cela en totale contradiction avec toute l'expérimentation passée. Pendant le procès, les experts n'ont jamais commenté les points (et ils sont nombreux) que j'ai soulevés dans mon rapport final. Toute démarche scientifique impose une analyse contradictoire: les experts en ont été incapables. Comment pouvait-il en être autrement quand on voit la qualification des experts chimistes: aucun n'a la moindre compétence en chimie organique et surtout en cinétique chimique (étude de la vitesse des réactions); et c'est la même chose en ce qui concerne le transfert de matière et de chaleur.

II-3-3-5 : les constatations et leur analyse :
Dès le 21 septembre 2001, les enquêteurs et experts allaient s'attacher, dans des conditions difficiles, précédemment exposées, à dresser un état des lieux de la scène de crime.
Le commissaire SABY requérait un expert-géomètre en la personne de M. SOMPAYRAC afin de pouvoir localiser le cratère et d'établir les courbes de niveau de celui-ci.
A la veille de la deuxième déposition devant le tribunal du commissaire SABY, la défense a élevé un incident au terme duquel elle sollicitait du tribunal qu'il dise n'y avoir lieu à audition de ce témoin, au motif que l'intéressé aurait assister ?? dans la salle de retransmission des débats à une partie de la déposition de M. BERTHES, président de la CEI. Le tribunal a joint cet incident au fond. M. SABY ne s'étant pas exprimé sur le sujet des éventuelles relations entretenues sur le terrain entre les responsables de la PJ et de la CEI, cet incident est sans objet.
- II-3-3-5-1 : les constatations :
- sur le cratère : Tout ce § n’a que deux buts : surévaluer le volume du cratère réel, c’est à dire se situant au-dessous du niveau du sol naturel,. en qualifiant par antiphrase de « réel » un cratère mythique tenant compte de la hauteur des lèvres constituées par les produits éjectés; tenter de conforter la thèse de l’amorçage de la détonation finale dans le sas. Ces affirmations ne résultent que des divagations de BERGUES qui ne tiennent pas debout, comme je l’ai montré dans mon contre-rapport au rapport BERGUES du 24 01 2006 transmis à Perriquet par lettre du 28 03 2006 (complément n°8 à ma déposition sous serment). J’en cite un extrait à la fin du §.
Le 22 septembre, le géomètre expert relevait avec ses collaborateurs les courbes de niveaux, hors nappe phréatique qui avait repris sa place au fond du cratère ; ses travaux seront complétés le 24 septembre pour les niveaux situés sous la surface de l'eau, puis en novembre à l'occasion des travaux de décapage du fond du cratère afin de dégager ce que les détoniciens appellent le cratère "réel".
Ces premiers relevés permettaient de dresser un plan du cratère faisant apparaître les courbes de niveau, et des profils, Est/Ouest et Nord/Sud.
Le trou est en forme d'ellipse dont les dimensions sont les suivantes :

- au niveau de la lèvre supérieure dans l'axe est-ouest: 65 mètres, dans l'axe nord-sud: 53 mètres.

- à sa base, dans le fond dans l'axe est-ouest: 33 mètres, dans l'axe nord-sud: 23 mètres.

- la profondeur maximale au niveau de la lèvre la plus haute est de 9 mètres;


Si on l'observe du dessus, l'examen du cratère "apparent" fait apparaître que :
- les lèvres supérieures dépassaient en parties nord, ouest et sud (cote 100 sur le plan du géomètre, le sommet étant à 100,64) de plus de 2 mètres le niveau de la dalle de ce bâtiment (cote 98 sur le plan du géomètre, dalle qui, rappelons le, était surélevée par rapport au niveau du sol naturel d'environ 1 mètre) : ces lèvres correspondaient aux sommets des éjectas de terre "vomis" lors du phénomène de cratérisation dans ces trois directions,

- la détonation a affouillé le sol faisant disparaître en grande partie le remblais du 221 et du 222 (hormis en partie ouest sur une largeur d'une vingtaine de mètres), et creusant, sous le niveau

du sol naturel sur une profondeur maximale de 5,90 mètres (cote 91,5 sur le plan du géomètre).

- en partie est, tout le remblais du bâtiment 221 était soufflé et la "tétine" ou "langue" du cratère à ce niveau se poursuivait jusqu'à l'extrémité de la dalle de l'aire de manœuvre surélevée. Mais une grande partie de la dalle du box était encore présente au bord des lèvres.


La qualité du travail de M. SOMPAYRAC a été remise en cause par la défense.
A l'examen du dossier d'information, force est de relever qu'il ne sera jamais demandé à l'expert géomètre d'établir un rapport synthétique présentant ses travaux. Des plans et relevés seront joints à la procédure, sans commentaire ni précision sur les conditions dans lesquelles l'expert était intervenu sur le site.

Cette situation ne facilitait pas l'analyse d'un élément présenté comme majeur . La défense considérant qu'il aurait existé plusieurs profils Est/Ouest du cratère, consécutivement à la critique des travaux de simulation numérique menée par QINETIC, réfutait les travaux de M. SOMPAYRAC et missionnait L'IGN pour mener des travaux de géomatique ?? et de photogrammétrie, qui ont été présentés à l'audience par M. KASSER....


Il convient de noter que les débats ont permis de clarifier la situation et d'établir qu'il n'existait pas plusieurs relevés des courbes de niveau, mais que ce travail avait été fait en deux temps : un premier travail mené dès le 22 septembre qui a permis d'établir de manière très précise les courbes de niveau hors nappe phréatique, qui avait déjà commencé à reprendre sa place et à remplir le fond du cratère, relevés parfaitement calés sur le plan au regard des vestiges ... et un relevé du fond du cratère le 24 septembre dans des conditions particulièrement difficile, le géomètre étant monté sur une barque, alors que l'eau avait pu modifier le fond du cratère.
S'agissant des travaux de reconstitution menés par L'IGN, le tribunal observe qu'ils l'ont été à partir de trois séries de clichés aériens ou au niveau du sol :
- quelques photos aériennes extraites du film réalisé par le gendarme CHAPELIER, le 21 septembre dans les heures suivants la catastrophe ; ces photos sont indiscutablement de mauvaise qualité en raison de la piètre résolution de l'appareil et de la présence des fumerolles et panaches de fumée,

- des photo prises par le témoin JOLY, médecin urgentiste, qui ne sont pas distinctes de celles prises par les officiers de police judiciaire, lesquelles n'ont pas été transmises à M. KASSER par la défense pour une raison que le tribunal ignore,

- et enfin celles prises par M. SOMPAYRAC, le 8 octobre, à l'aide d'un matériel de très haute qualité (rolleïmétrique) ?? destinées justement à ce type de reconstitution, mais présentant la difficulté, ainsi que le plaide justement la défense par ailleurs (cf paragraphe ci-après), qu'à cette date l'état des lieux ne pouvaient être considéré comme parfaitement représentatif de l'état post explosion.
Ceci étant précisé, il convient de souligner que tant M. KASSER que M. LEFEBVRE ont considéré finalement que l'examen comparé du relevé des courbes de niveaux réalisé par le géomètre le 22/09 et la reconstitution en 3D présentée par M. KASSER ne révèle pas de différences majeures, le seul point susceptible de nous importer étant la question d'une différence de calage de l'ordre du mètre... M. KASSER considérant que ces travaux sur ce point était parfait et laissant donc planer le doute sur la perfection du "calage" du cratère dans l'espace par le géomètre.
Observation préalable faite que l'examen comparé de la superposition du cratère simulé par M. KASSER d'une part et du plan dressé par M. SOMPAYRAC d'autre part avec le positionnement des bâtiments ne révèle aucun décalage majeur, il y a lieu de considérer que :
- compte tenu de la mauvaise qualité des clichés aériens du 21/09, les critiques visant le calage du cratère ne paraissent pas pertinentes,

- en revanche, les observations faites par M. KASSER sur le fond du cratère, à l'aide des photos JOLY, paraissent plus recevables que les relevés menés le 24 septembre par M. SOMPAYRAC dans les conditions difficiles précédemment décrites.


La superposition des plans et relevés topographiques réalisés par ces professionnels établissent sans conteste possible que la partie centrale du cratère est située à l'aplomb de l'emplacement où se trouvait le tas de nitrates déclassés dans le bâtiment 221 (cotes D 17 et D 1624, albums photos n° 2,3,4,5).
Les relevés effectués par l'expert Jean SOMPAYRAC et les observations faites sur le terrain par les enquêteurs ou experts montrent une dissymétrie très marquée de ses pentes, le profil est-ouest n'étant pas symétrique puisque la pente forte se situe coté ouest et que sa valeur est sensiblement comparable à celles des parois sud et nord où le profil est symétrique, la pente se trouvant à l'est, sous l'emplacement d'origine du box, étant deux fois moins importante. En partie est, il est observé l'existence remarquable d'une "tétine ", qui a été qualifié également de "langue" ou rupture et dont les policiers s'interrogeaient sur le point de savoir si elle était le signe qu'un premier événement s'était produit dans ou sous le box, ou de l'hétérogénéité du sous sol et de la présence de structures bétonnées et enterrées situées sous l'aire de manœuvre potentiellement moins résistantes que la terre remblayée en partie ouest (cote D 1750).
Annexe 1 à mon contre-rapport évoqué ci-avant, qui est une citation de M. Arnaudiès. Elle est bien plus claire que le salmigondis précédent  :


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