Gemeinschaft



Yüklə 445 b.
tarix13.12.2017
ölçüsü445 b.







































À gauche, « l’Étandard d’Ur », détail, découvert en 1920 par Leonard Wooley; coffre avec nacre, calcaire et lapis-lazuli (importé du Pakistan). Notez que ce n’est pas géométrie (la perspective) qui communique une idée du social. Ici, ce panneau sumérien utilise la répétition de poses et de formes relativement proportionnelles l’une à l’autre. Plus important, la répétition des éléments est un moyen relativement simple mais efficace pour «créer» une communauté: une forme de gemeinschaft (selon Tönnies) ou de solidarité mécanique (selon Durkheim), où ce sont les ressemblances qui unissent les individus l’un à l’autre pour définir une image de la communauté. Pourtant, on voit ce qui semble être trois classes sociales distinctes: rois ou prêtres en haut, travailleurs au centre, et esclaves en bas. Les proportions semblables indiquent que les Sumériens voulaient communiquer que les classes étaient intégrées dans une seule entité sociale.

  • À gauche, « l’Étandard d’Ur », détail, découvert en 1920 par Leonard Wooley; coffre avec nacre, calcaire et lapis-lazuli (importé du Pakistan). Notez que ce n’est pas géométrie (la perspective) qui communique une idée du social. Ici, ce panneau sumérien utilise la répétition de poses et de formes relativement proportionnelles l’une à l’autre. Plus important, la répétition des éléments est un moyen relativement simple mais efficace pour «créer» une communauté: une forme de gemeinschaft (selon Tönnies) ou de solidarité mécanique (selon Durkheim), où ce sont les ressemblances qui unissent les individus l’un à l’autre pour définir une image de la communauté. Pourtant, on voit ce qui semble être trois classes sociales distinctes: rois ou prêtres en haut, travailleurs au centre, et esclaves en bas. Les proportions semblables indiquent que les Sumériens voulaient communiquer que les classes étaient intégrées dans une seule entité sociale.





La capacité de créer d’images «naturelles», comme cette statue charmante d’une jeune fille, suggère que la perspective de profil qu’on associe à l’art égyptien n’est pas une manifestation d’un manque de talent; c’est un choix voulu. La statue de la jeune fille est basée sur un motif répété maintes fois dans l’art égyptien. Celle-ci provient du 12e dynastie, c.1700 av. J-C.

  • La capacité de créer d’images «naturelles», comme cette statue charmante d’une jeune fille, suggère que la perspective de profil qu’on associe à l’art égyptien n’est pas une manifestation d’un manque de talent; c’est un choix voulu. La statue de la jeune fille est basée sur un motif répété maintes fois dans l’art égyptien. Celle-ci provient du 12e dynastie, c.1700 av. J-C.

















Ici, on voit toute une autre sensibilité au corps et aux attributs qui définissent le statut et l’identité. Le corps est caché, et l’accent est définitivement sur les vêtements «féminins» (mais ils ne le sont pas, car on voit une femme en arrière-plan qui est vêtue plus sobrement). Dans la sculpture occidentale, les plis de vêtements expriment la puissance du corps qu’ils sont censés cacher; il s’agit d’un jeu de métaphores basé sur la distinction façade – noyau/structure portante/intérieur – extérieur. Ici, le vrai sujet est les vêtements, pas le corps: l’accent est placé sur la façade avec laquelle on se présente dans le monde social. En fait, la «politesse» formelle et ritualisée est à la base de cette vision de la communauté. Ici, le corps caché déplace la métaphore: ce n’est pas la puissance qui crée la communauté mais sa « façade ». C’est la « culture » et non la nature qui tisse ensemble la communauté. La Chine de l’époque est gouverné avec l’aide d’une bureaucratie rigide, dont le statut est communiqué par les vêtements décorés.

  • Ici, on voit toute une autre sensibilité au corps et aux attributs qui définissent le statut et l’identité. Le corps est caché, et l’accent est définitivement sur les vêtements «féminins» (mais ils ne le sont pas, car on voit une femme en arrière-plan qui est vêtue plus sobrement). Dans la sculpture occidentale, les plis de vêtements expriment la puissance du corps qu’ils sont censés cacher; il s’agit d’un jeu de métaphores basé sur la distinction façade – noyau/structure portante/intérieur – extérieur. Ici, le vrai sujet est les vêtements, pas le corps: l’accent est placé sur la façade avec laquelle on se présente dans le monde social. En fait, la «politesse» formelle et ritualisée est à la base de cette vision de la communauté. Ici, le corps caché déplace la métaphore: ce n’est pas la puissance qui crée la communauté mais sa « façade ». C’est la « culture » et non la nature qui tisse ensemble la communauté. La Chine de l’époque est gouverné avec l’aide d’une bureaucratie rigide, dont le statut est communiqué par les vêtements décorés.















Notez ici l’emphase sur les proportions naturelles et «belles» du corps pour communiquer l’harmonie corporelle. À différence des notions grecques, le corps communique sa puissance par une pose asymétrique et non par la tension interne des muscles (parfois un peu trop gonflée dans l’art grec). Cette pose souligne deux choses: l’agir, mais l’asymétrie de la pose suggère que l’individualité signalée par le tonus musculaire n’est pas hermétique: l’individu n’agit pas seul; il est en déséquilibre.

  • Notez ici l’emphase sur les proportions naturelles et «belles» du corps pour communiquer l’harmonie corporelle. À différence des notions grecques, le corps communique sa puissance par une pose asymétrique et non par la tension interne des muscles (parfois un peu trop gonflée dans l’art grec). Cette pose souligne deux choses: l’agir, mais l’asymétrie de la pose suggère que l’individualité signalée par le tonus musculaire n’est pas hermétique: l’individu n’agit pas seul; il est en déséquilibre.



Notez les proportions irréelles des édifices, mais les proportions naturelles des figures humaines; c’est un peu l’inverse de la perspective utilisée à l’époque médiévale; les Romains croyaient que la civilisation est faible, artificielle, et donc «féminine». Elle doit être renforcée et appuyée continuellement par une intervention «forte» et donc «masculine», la vertu civique (de vir, homme).

  • Notez les proportions irréelles des édifices, mais les proportions naturelles des figures humaines; c’est un peu l’inverse de la perspective utilisée à l’époque médiévale; les Romains croyaient que la civilisation est faible, artificielle, et donc «féminine». Elle doit être renforcée et appuyée continuellement par une intervention «forte» et donc «masculine», la vertu civique (de vir, homme).











































































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