La Conversion, le Retournement de plotin : Atteindre L’UN. Plotin définit son idéal en disant que



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La Conversion, le Retournement de PLOTIN : Atteindre L’UN.
Plotin définit son idéal en disant que

« Le philosophe doit s’assimiler à Dieu » 

A ce sujet, voici un texte (le seul de son œuvre où il parle à la 1ère personne) qui définit parfaitement sa recherche.

« Souvent lorsque je m’éveille à moi-même en sortant de mon corps et qu’à l’écart d’autres choses, je rentre à l’intérieur de moi, je vois une Beauté, une Force admirable et j’ai alors la pleine assurance que c’est une Force supérieure à toute autre.

Je mène la meilleure des vies, devenu identique au Divin, installé en Lui, parvenu à cette activité supérieure en m’étant établi au-dessus de tout le reste de l’Intelligible.

Après ce repos dans le Divin, quand je suis redescendu de l’Intellect vers le raisonnement, je suis embarrassé pour savoir comment cette descente a eu lieu et comment mon âme a jamais pu se trouver à l’intérieur de mon corps, si elle est bien en elle-même, qu’elle ait pu se manifester, quoiqu’elle soit dans un corps. »

Ce voyage intérieur de l’âme qui sort de son corps pour atteindre le Divin est celui de ce philosophe né en Egypte au début du 3ème siècle à Lycopolis (Assiout) dont la culture est essentiellement grecque et qui porte un nom latin : Plotin.

Il fait partie de ce que l’on nomme les néoplatoniciens.

En commentant Platon, il insuffle des mouvements dans les formes, met en branle les idées et estompe la séparation nette entre l’Intelligible et le Sensible, entre l’Ame et le Corps, entre le Principe et la Matière.

D’un regard, Plotin dépasse le dualisme et touche au point le plus difficile d’accès, le plus éloigné de nous, le plus difficile à atteindre par la pensée et que pourtant on recherche.

Ce point porte un nom : La Simplicité dont le contraire n’est pas complexité mais multiplicité.

Et comme elle est à l’origine de tout, Plotin l’appelle tout simplement l’UN.

L’UN est « l’ineffable simplicité », ce dont on ne peut rien dire, ce à quoi on ne peut rien attribuer sans le dénaturer.

Alors la question qui se pose est :

Comment fonder une philosophie sur ce dont on ne peut pas parler et comment l’UN peut-il engendrer les Ames, le Monde, la Matière, le Multiple tout en restant UN ?

L’UN se trouve au-delà de l’Intellect et de tout l’Intelligible.

Le but c’est d’être uni au Dieu qui se trouve au-dessus de tout et de s’approcher de Lui.

Plotin atteint ce point 4 fois du temps où il était près de Porphyre qui nous révèle « qu’Il est arrivé à contempler beaucoup de choses magnifiques. »

C’est la devise Platonicienne mais le Dieu des Platoniciens est l’Intellect qui donne naissance au Sensible, ce qui d’une certaine façon permet d’atteindre l’Universel.

-S’unir à l’Intellect, c’est perdre son individualité pour se fondre dans la totalité de l’Être.

Quand on arrive à comprendre cette maxime, on réinterprète le mysticisme dans un contexte beaucoup plus intellectualiste que celui du mysticisme chrétien qui est basé sur le Sentiment et l’imitation de Dieu et de la pensée de la Passion Divine.

L’enseignement de Plotin c’est:

- S’éduquer pour mieux vivre

- comment mener sa vie.

En se dirigeant vers les réalités premières, il faut se dégager du Sensible qui sont les réalités dernières et il faut se libérer de tout vice car c’est au Bien que l’on s’efforce de parvenir.

Il faut remonter jusqu’au Principe qui est en nous, et de plusieurs que nous étions devenir UN pour accéder à la contemplation du Principe qui est l’UN.

Il faut donc devenir Intellect et confier son âme à l’Intellect, la placer dans sa dépendance pour qu’elle puisse recevoir éveillé ce que voit Celui-ci.

Il faut regarder l’Un par le moyen de l’Intellect sans n’y ajouter aucune sensation et sans rien admettre de ce qui dérive de la sensation.

Car c’est par le moyen de l’Intellect pur qu’il faut regarder ce qui est le plus pur. Plus encore au moyen de ce qui est le plus élevé en l’Intellect.

C’est un appel à se libérer de tout vice.

Mais comment essayer de Passer du Multiple à l’UN ?

Il y a d’abord un mouvement de descente (La Procession) qui est un mouvement de production, puis un mouvement de remontée, de réunification, de réunion, qui est le mouvement éthique.

Les 2 mouvements sont liés.

Le 1er Principe, l’UN, est au-delà de l’être.

L’UN existe mais n’est pas. Il est d’une autre façon. C’est le rôle de l’UN d’unifier l’Intellect, l’âme et le Sensible.

« L’UN est puissance de toute chose ». Il produit tout le reste et d’abord l’Intellect qui contient plusieurs intelligibles et qui réunit.

L’Intellect va produire l’Ame et dans l’Ame va déposer les Formes et L’Ame va produire la Matière.

C’est un système unifié, un mouvement métaphysique permettant d’expliquer la Génération.

L’Etre humain seul peut remonter vers son Principe.

D’abord l’Intelligible qui est considéré comme Dieu mais, particulier, qui n’a pas de personnalité, Universel. C’est un Dieu immobile.

L’Ame doit d’abord, lorsqu’elle est dans un corps, prescrire un certain nombre de vertus.

- D’abord les vertus civiques qui lui permettent de vivre en bonne entente avec ses concitoyens.

- Ensuite les vertus purificatrices, tenir compte de son corps mais ne pas lui donner la priorité.

- Mais aussi les vertus contemplatives, nécessité de contempler ce qui donne sens au sensible et possibilité d’Union avec le Dieu Intelligible, çàd. que L’âme, perd son identité en devenant la totalité de l’Etre et donc c’est dans ce sens qu’il faut interpréter le terme mysticisum de Plotin.

« Si l’on donne au Bien le nom de centre, alors on donnera à l’Intellect celui de cercle immobile et à l’âme celui de cercle en mouvement, se mouvant par son désir car l’Intellect possède et embrasse immédiatement tout ce qui est au-delà de l’Etre alors que l’Ame peut toujours le désirer.

La sphère de l’Univers, car elle possède l’Ame qui le dirige vers le Bien, est mue par le désir qui est dans sa nature.

Mais cette aspiration naturelle, un corps ne peut l’avoir que pour ce qui lui est extérieur.

Ainsi ne cesse-t-elle de tourner et de revenir sur le même chemin.

Elle se meut en un cercle ».
La pensée de Plotin, est une pensée de mouvement. Il y a l’idée de circularité plus l’idée de désir (car le propre de l’âme est de désirer).

On a là un moteur de mouvement, de changement qui est de l’ordre de l’Affect. C’est prendre en compte la partie sensible de l’homme.

On retrouve deux éléments

- Le Vitalisme : tout est vivant y compris les choses inanimées.

- L’idée de Désir

Le but d’une âme c’est l’union avec l’Un. Mais cette âme doit vivre dans un corps (et pour cela le suicide est interdit).

On se retrouve alors avec ce paradoxe :

On a une âme,

- Qui vit dans un corps mais qui doit avoir des relations agréables avec les gens qui l’entourent.

- Qui doit s’occuper de son corps et des besoins de ce corps mais qui doit s’adonner aussi à une vie intellectuelle et donc en poussant cette vie intellectuelle tellement loin qu’elle disparaît comme âme c'est-à-dire comme principe d’individualité et de mouvement et qu’elle s’installe dans l’Intellect qui est universel et immobile (l’âme sens de ce qui anime)

L’union avec l’Un ce n’est pas l’union de l’Ame avec l’Un, l’union directe, c’est une union médiale.

Comme l’Ame est attirée par son désir vers sa source qui est l’Intellect, l’Intellect est attiré par son désir vers son Principe c’est-à-dire l’Un en transportant l’Ame avec lui-même.

Alors on atteint L’Un Bien

- l’Un principe de production

- Le Bien : c’est le principe de la remontée.

Donc le désir est absolument essentiel, c’est une force qui nous pousse vers le haut.

Il y a une idée de manque, de tendre vers quelque chose qui nous manque.

Si l’âme et l’intellect désirent quelque chose, s’ils désirent s’unir avec l’Un, ils sont donc conscients qu’il leur manque quelque chose.

Donc on peut penser qu’il y a un souvenir de l’Un (pas possible au niveau de l’Un mais au niveau de l’intellect)

Il y a un manque dans le Sensible et il faut aller vers l’Intelligible. Plotin dit que l’Intellect lui-même est en manque et doit aller vers son principe qui est l’UN BIEN.

L’UN qui produit la multiplicité et le BIEN qui permet à l’âme de remonter vers son principe.

- C’est cette idée d’un manque.

Ce manque ne peut être comblé que par son identification à l’Intellect et l’Intellect lui-même éprouve un manque et s’unit avec l’UN.

- Et aussi la Dimension morale.

L’Ame doit apprendre les vertus au corps.

Avec cette doctrine des trois natures Plotin définit les trois hypostases : l’UN, l’Intellect et l’Ame.

Le Sensible est en manque par rapport à l’Intelligible et l’Intellect est en manque par rapport à l’UN et c’est justement le désir de combler ce manque qui permet une remontée vers l’UN.

Mais ce qu’il faut essayer de comprendre au travers de l’œuvre de Plotin, c’est qu’il ne faut pas réduire l’éthique et que la grande question qui reste posée et à laquelle nous devons nous efforcer de répondre est :

- A quoi sert une vie humaine ?

- A acquérir des honneurs, des richesses ?

- Sert-t-elle à imposer sa volonté ?

La réponse des philosophes est :

La vie humaine ne vaut que par la connaissance qu’elle acquiert et surtout par le questionnement qu’elle se pose à elle-même.
L’examen d’une vie reste la question. Et comme l’a écrit Socrate :

« Une vie sans examen ne vaut pas d’être vécue »


J’ai dit T.F.P.M.
R.A. le 17 Mai 2014


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