Petit historique de la paroisse sainte-therese



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PETIT HISTORIQUE DE LA

PAROISSE SAINTE-THERESE

Diocèse de Fréjus-Toulon

Pourquoi ce livret ?

Notre paroisse accueille, en ce mois d’octobre 2012, les reliques de sa sainte patronne, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus. A quelques semaines près, cette visite coïncide avec le soixantième anniversaire de notre église, inaugurée le 21 décembre 1952.

Parmi les diverses manifestations qui vont marquer cet évènement, il a semblé bon qu’une histoire de la communauté paroissiale soit reconstituée et mise à la disposition de tous ses fidèles. Les lignes qui suivent, tirées de l’exploration des archives laissées par nos pasteurs successifs, tentent, sans doute incomplètement, d’y répondre.

2012 ce sont trois anniversaires :

125 ans du passage de la jeune Thérère sur la ligne de chemin de fer qui jouxte notre église actuelle à son retour de voyage à Rome.

75 anos de l’érection de la paroisse Saint François d’Assise ancêtre de notre paroisse.

60 anos de la dédicace de l’église à sainte Thérèse.


  1. Avant Sainte-Thérèse : la chapelle Saint-François de la Ginouse.

Les premières traces d’une communauté paroissiale centrée sur le quartier du Pont du Suve sont de quarante ans plus anciennes que l’âge de l’église actuelle. Elles sont donc presque centenaires. La population du quartier, déjà importante au début du vingtième siècle, était en rapide expansion dans les années précédant la première guerre mondiale. Le 18 juin 2014, il y aura cent ans que la messe fut célébrée en la Chapelle Saint François d’Assise.

A l’époque, les paroisses catholiques de Toulon et de ses environs étaient moins nombreuses, donc plus étendues qu’aujourd’hui. Notre quartier se situait aux limites, et à égale distance de la paroisse Saint-Cyprien, à Saint Jean du Var, et de la paroisse de la Nativité, au centre de La Garde. Pour les fidèles désirant vivre leur foi, aller à la messe signifiait un trajet d’environ quatre kilomètres, à parcourir le plus souvent à pied, les moyens de transport étant loin d’être ce qu’ils sont aujourd’hui.

Il n’est donc pas anormal que des religieux aient cherché à réduire ces difficultés en tentant d’obtenir la construction de lieux de culte plus rapprochés des quartiers en cours d’urbanisation.

Le premier, et sans doute principal artisan de la création d’un lieu de culte paroissial au Pont du Suve fut le frère Bourgarel, tertiaire de Saint François dont il portait l’habit. Membre d’une famille ancienne, propriétaire à Port Magaud de la campagne Bourgarel, il parcourait inlassablement, dans les tout premiers mois de 1914, accompagné de son petit âne, les quartiers en périphérie des grandes paroisses, cherchant un pied à terre où il pouvait abriter sa monture et demeurer lui-même.

Il y réunissait alors les enfants des écoles les plus proches et commençait à leur donner les premières notions de catéchisme. Ce n’était pas toujours facile, certaines familles se méfiaient de ce religieux inconnu. Aussi le Frère Bourgarel se décida-t-il à contacter les parents des enfants catéchisés, pour se faire connaître et les intéresser à son apostolat.

Il pensa d’abord à demander la création d’une église près des écoles du quartier Collet de Gipon, mais se heurta à l’opposition du curé de Saint Jean du Var. Il se déplaça donc vers l’est, à la limite des deux paroisses de Saint Jean du Var et de La Garde, et fut hébergé dans un bâtiment appartenant à Mr Ginoux, dont le nom sera donné au quartier : La Ginouse. Il commença aussitôt à catéchiser les enfants, et, soutenu par les familles, posa très vite la question de l’édification d’un lieu de culte pour la population, dont la maison qu’il occupait serait le presbytère.

C’est un habitant de Sainte Musse, Mr. Henri Martin, propriétaire du “  Jardin des œillets de Provence ”, qui acquit, le 4 mars et le 7 avril 1914, deux anciennes constructions appartenant aux consorts Gay de Toulon, proches de la maison Ginoux. Immédiatement démolies, elles dégagèrent l’espace nécessaire à la construction d’une chapelle, dédiée aux stigmates de Saint François d’Assise, dont le frère Bourgarel surveilla lui-même les travaux, financés par Mr.Martin.

Dès le 18 juin 1914, à dix sept heures, la nouvelle chapelle fut bénie par Mgr Guillibert, évêque de Fréjus et Toulon, entouré d’un nombreux clergé, et ouverte au culte.

La tâche du frère Bourgarel ne se limita pas à la construction de la chapelle Saint François d’Assise. Il est directement responsable de la création des paroisses du Sacré Cœur des Routes, dont l’église fut construite en 1914, de l’Immaculée Conception à La Loubière, dont l’église date de 1908, et de Saint Georges, édifiée en 1921, situées en périphérie du Toulon de l’époque.

Mgr Gasq, curé de La Garde, s’accommodait mal du caractère énergique du frère Bourgarel. Se croyant tenu à distance par les habitants du Pont du Suve, il n’hésita pas à demander le départ du frère et la fermeture de la chapelle. Le frère Bourgarel partira et subira plus tard le martyre au Vietnam, mais la chapelle demeurera ouverte, grâce au dévouement d’une famille Bérard, qui vint demeurer dans le presbytère laissé vacant, et trouva les prêtres nécessaires pour célébrer la messe les dimanches et jours de fêtes. Dès le 23 juin 1914, Mgr l’évêque accordait les lettres de pouvoir à l’abbé Léonard, précepteur des enfants de la famille Martin. Mais ce prêtre, incardiné au diocèse de Périgueux, fut rappelé par son évêque en septembre 1914. Il revint cependant au Pont du Suve, et y assura les offices jusqu’au 1er avril 1920.

Pendant les douze années qui suivirent, il fallut faire appel à différents prêtres, en activité, ou en retraite, venant parfois de villes voisines : religieux, prêtres séculiers, professeurs, etc…

Les archives paroissiales ont retenu les noms de deux de ces desservants d’occasion :

- l’abbé Mongeot, du diocèse de Nancy, qui resta à la Ginouse du 1er novembre 1920 au 1er juillet 1922. On lui avait aménagé une chambre dans le grenier du presbytère, à laquelle il accédait par une échelle …extérieure.

- le chanoine Michel, supérieur de la maison des prêtres de la Pauline, qui se dépensa beaucoup en faveur de la Ginouse au cours des années 30.Non seulement il assurait la célébration des offices, mais venait aussi catéchiser les enfants. Les préoccupations liées à la direction de sa maison de retraite le contraignirent cependant à abandonner ses fonctions à La Ginouse.

Le quartier aurait pu connaître de nouvelles difficultés, mais un événement mineur nous rappelle que la Providence intervient toujours quand il le faut.

Le révérend père Faustin, supérieur de la maison de retraite des pères assomptionnistes de Lorgues, était venu remplacer l’aumônier des sœurs de la visitation de Sainte Musse, qui avait des ennuis de santé. Il occupait ses loisirs à parcourir la région, et se trouva, un soir, à assister à la sortie des écoles du Collet de Gipon. Il demanda à Mr. Martin, du ‘‘jardin des œillets’’, qui évangélisait tout ce petit monde, et fut rapidement renseigné. Le père Faustin élabora immédiatement un projet qu’il soumit au Révérend Père Sollier, supérieur des assomptionnistes de la province de Lyon. Ce dernier se déplaça et décida d’affecter un père assomptionniste au quartier de la Ginouse, en la personne du père Tite Giraudo, qui célébra la messe le 29 octobre 1933, jour le la fête du Christ Roi.

Un immense travail attendait le premier père Assomptionniste. Il disposait d’un toit, mais les locaux se trouvaient dans un état lamentable. Le Père Tite était jeune, plein d’initiatives, entreprenant et doté d’un savoir-faire peu commun. Des cloisons transformèrent l’unique salle de l’entresol. L’échelle extérieure fut remplacée par un escalier intérieur, La population, sollicitée, apporta son concours à l’ameublement du presbytère.

S’improvisant électricien, le Père Giraudo installa le courant électrique et dota la chapelle de la lumière indispensable, ainsi que d’une petite salle d’œuvres, au chevet de l’église.

En accueillant les pères assomptionnistes à la Ginouse, Mgr l’évêque leur avait permis d’y célébrer des baptêmes et d’y admettre les enfants à la communion solennelle. Le Père Giraudo, dès son arrivée, voulut user de ces autorisations, mais ses deux voisins, l’abbé Sigallon, curé de Saint Jean du Var, et l’abbé Dol, curé de la Garde, ne partageaient pas cette façon de voir. Des lettres furent envoyées à l’évêché, de part et d’autre, et, pour mettre fin à la crise, le Père Sollier, supérieur de Lyon, déplaça le père Giraudo vers l’Afrique du Nord. Il partit le 22 novembre 1934.

Pour lui succéder, les pères assomptionnistes allaient faire appel à un homme d’expérience : le père Marchand, responsable du foyer des marins de la Marine Marchande, fondé à Marseille en février 1930, et devenu un établissement prospère sous son impulsion.

Ce religieux prit ses fonctions le 21 novembre 1934, la veille du départ du Père Giraudo. Quelle première impression le nouvel arrivant tira-t-il de ce premier contact ? L’expérience de son prédécesseur n’était guère encourageante. Le logement était presque misérable. Le premier soir, il dut demander l’hospitalité à l’aumônier de la visitation de Sainte Musse, les deux chambres du presbytère étant occupées par deux autres pères assomptionnistes.

Le père Marchand ne perdit pas courage. Bien accueilli par la population, il sut trouver de puissants appuis pour l’organisation des catéchismes et le développement des œuvres de vie paroissiales. Il sut s’attirer la bienveillance de Mr le curé de La Garde, en profitant de la célébration des communions solennelles de 1935. Le curé de la Garde avait renouvelé sa défense de célébrer la communion solennelle à la Ginouse. Le père Marchand lui répondit : “  je m’incline devant votre défense, et ferai ce que vous m’ordonnez, mais ce refus causera un grand émoi dans la population ”.Cette réponse très raisonnable eut un effet bénéfique. La communion solennelle eut lieu à la Ginouse, mais elle fut présidée le matin par le curé de La Garde et le soir, conjointement, par les curés de Saint Jean du Var et de La Garde. Les droits de tous étaient respectés et La Ginouse commençait à jouir d’une certaine autonomie.

Le premier résultat acquis par le père Marchand fut l’érection de La Ginouse en paroisse par Mgr Simeone, le 26 aout 1937, à partir de parcelles des trois paroisses voisines. Le nouveau curé l’organisera avec cœur, tant au plan matériel qu’au plan spirituel.

Le presbytère était trop exigu, et surtout, froid et humide, il était malsain. Il fallut aménager deux chambres dans le grenier, une pour un vicaire éventuel, l’autre pour un hôte de passage. La salle à manger fut agrandie, et les carrelages de la cuisine et du parloir renouvelés. Enfin, une grande terrasse, destinée aux enfants doubla la surface de la cour. Le rez-de-chaussée étant régulièrement inondé à chaque pluie importante, quelques travaux de drainage furent effectués et le chauffage central installé dans toutes les pièces.

L’église donna également beaucoup de soucis au père Marchand. C’est le savoir-faire d’un de ses vicaires, le père Médard Hudry, menuisier à ses heures, qui permit de meubler la nef, grâce à la confection de bancs et d’une armoire pour les ornements. Les dons des fidèles permirent l’achat d’une petite cuve baptismale et d’un autel en marbre de Carrare. Avec le renouvellement de la peinture intérieure, le don d’une cloche apporta au clocher, et à l’église, leur aspect définitif.

Il n’y avait plus qu’à favoriser le développement des mouvements d’action catholique, dont le père Marchand fut un véritable pionnier. Dès janvier 1935, il jeta les bases de la ligue féminine d’Action catholique, avec le concours d’une quinzaine de ligueuses. L’ACGF devait devenir prospère en comptant presque trois cents adhérentes.

Le 26 juillet 1936, une section JEC fut créée, suivie, en septembre 1937, d’une section JOC. La conférence de Saint Vincent de Paul naquit le jour de la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1938. Enfin, en 1944, pour la fête du Christ Roi, quatre garçons et dix filles, dirigés par Jacques Laporte, offrirent la première audition d’une chorale, qui sera un jour dirigée par Henri Tiscornia, futur responsable des chorales “ A Cœur Joie ” du sud-est. Le culte eucharistique prit forme avec la création d’une Heure Sainte, animée par les hommes, tandis que les jeunes filles assuraient l’adoration du Saint-Sacrement le vendredi.

Toutes ces activités connurent, dès leur début, une activité extraordinaire, s’inspirant de l’esprit de son premier pasteur, le père Tite Giraudo. Mais il faut également rappeler les mérites des sept pères assomptionnistes qui se succédèrent à La Ginouse pour seconder le père Marchand :

Ce sont les pères Jovien Bermond, Jean Bernard Arnold, Médard Hudry, Louis-Gabriel Courriol, Paul Domon, Félix Michel, Alpin Allemand, ainsi que Frère Edmond Roesch.

Le ministère de La Ginouse eut raison de la santé du père Marchand. Il quitta son poste en octobre 1947, pour rejoindre la nouvelle université de théologie, créée par sa congrégation à Lyon.

C’est le père Joseph Quennehen, jeune missionnaire expulsé de Bulgarie, qui lui succéda. Il fut installé le 12 octobre 1947. Il avait la santé, l’entrain, le savoir-faire lui permettant de réussir, Mais il ne demeura à ce poste qu’un an et demi et laissa la place au père Merckx. Malgré ses soixante ans dépassés, le père Merckx se mit à l’ouvrage, mais il connut, lui aussi, des ennuis de santé et demanda son remplacement un an après son arrivée. Les habitants de La Ginouse étaient inquiets, face à la rapidité de changement des pasteurs. Tous les mouvements d’action catholique voyaient leurs activités réduites à rien.

Mais, là encore, les assomptionnistes réagirent avec énergie en désignant pour cette paroisse le père Jean Berger, provenant du séminaire de Kirin, en Mandchourie, évacué devant l’avance communiste chinoise. Il succéda au père Merckx le 29 octobre 1950. Son premier constat fut celui de l’exiguïté du lieu de culte dont il prenait la responsabilité. Il fallait trouver rapidement un emplacement capable de recevoir une assistance toujours en croissance.

Peu après son arrivée, le père Berger avait repéré, à proximité, au carrefour des routes du Cap Brun, du Pradet et de La Garde, une vaste grange et une ancienne porcherie, situées sur un grand terrain appartenant à la famille de Guieroye. L’emplacement était idéal pour y édifier un nouveau lieu de culte. Sollicitée, la famille propriétaire accepta de le donner, dès 1951, à la paroisse. Cette donation, acceptée par Mgr Gaudel, évêque de Toulon, permettait de contacter architecte et constructeurs. Dès le début de l’année 1952, les travaux d’aménagement commencèrent.


  1. L’édification de la paroisse Sainte-Thérèse.

Sur les plans de Mr. Pascalet, architecte, un artisan local, Mr. Torri, transforma l’ancienne grange en église avec le concours de l’entreprise Cerutti et les matériaux de la société provençale de constructions métalliques. Les travaux ne seront achevés qu’en mars 1953 mais l’église sera consacrée le 21 décembre 1952 par Mgr Gaudel. Elle portera le nom de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, selon le vœu d’un généreux donateur, Mr. Franchini, qui permit également à Mr. Pertus, artiste céramiste connu, de réaliser un chemin de croix, sur une bande d’un mètre de hauteur, longeant les murs de l’église et constitués de dalles de céramique. Ce chemin de croix, très médiatisé par la presse locale, qui appréciait aussi le nouveau style provençal de cette église, sera béni, lors de la confirmation de 1954, par Mgr Gaudel.

Le presbytère, attenant à l’église, sera construit en 1954, meublé, ainsi que l’église, l’année suivante. Il sera occupé dès 1955. La paroisse aurait compté à l’époque près de 3000 pratiquants, cinq messes dont trois à l’église, y étant célébrées chaque dimanche.

Le baptistère (qui abrite l’actuelle sacristie des prêtres) et une salle d’œuvres seront édifiés en 1956 par Mr. Torri sur le coté ouest de l’église.

Les magasins situés sur le parvis seront achetés en 1957 à Mr De Guierroye. Leur transformation permettra de créer deux logements locatifs pour deux familles de la paroisse sur l’initiative du comité d’action paroissial et d’accueillir un jardin d’enfants (qui fut l’œuvre du Père Ignace Antzenberger, et demeura ouvert jusqu’en 1997). Cette même année, le parvis de l’église était arboré, grâce à un don de Mr. Rohmer.

Les autres parcelles, cadastrées autour de l’église étaient demeurées constructibles. Cette possibilité valut à la paroisse une surprise désagréable : En juin 1958, le mardi de la Pentecôte, des palissades furent plantées sur le parvis pour délimiter le chantier d’un futur immeuble de logements de deux étages.

Le père E. Gelly, curé depuis septembre 1953, réunit immédiatement le conseil de paroisse qui intervint auprès du CIL afin d’empêcher cette construction. Après discussion et dédommagement, les travaux seront arrêtés et les palissades enlevées, libérant la vue sur l’élégante église provençale de Sainte-Thérèse.

La disparition de cette menace permit à Mgr Gaudel de venir bénir en octobre 1958, le jour de la fête de Sainte-Thérèse, la salle de 400 places, construite dans le prolongement du chœur, offrant ainsi un espace de réunion supplémentaire et, doublant, si nécessaire, la capacité d’accueil de l’église., dont elle n’est séparée que par un rideau. Elle sera utilisée pour la première fois pour la messe de minuit de 1958.

En même temps que ces divers travaux, et pour le bon fonctionnement de la paroisse, Le père Gelly avait créé, en 1954, l’Union paroissiale, présidée par Bernard Huot, qui réunissait le conseil de fabrique (devenu conseil économique), la Conférence de Saint-Vincent de Paul, et les ‘‘Gais loisirs de la Jeunesse’’, comprenant chorale, âmes vaillantes, mouvements de scoutisme ; qui organisaient les pèlerinages et les voyages touristiques paroissiaux, et qui fonctionneront jusqu’en 1997. Y seront adjoints, en 1955, un comité de propagande et d’action contre les taudis et un comité de presse.

Suite à une modification du cadastre, certains terrains devenaient inconstructibles. Mr et Mme de Guieroye acceptèrent de vendre à la paroisse, pour un prix très avantageux payable par annuités, les terrains attenants à l’église. Un compromis fut signé début 1961. Pendant dix ans, ces annuités seront payées sur les seuls fonds paroissiaux (essentiellement les recettes de la kermesse annuelle). L’acte de vente sera signé devant notaire en 1966, cet acte incluant l’arrêté préfectoral de 1963 prévoyant l’obligation de l’aménagement d’un terrain de jeux.

Un local “ Scouts ”, un bureau paroissial, la sonorisation de l’église, de nouvelles salles en prolongement du baptistère, un podium en béton, sur le côté de l’église, pour les spectacles de la kermesse, un nouvel autel dans un chœur élargi, de nouveaux bancs, et l’aménagement du terrain de sports par la municipalité, viendront, jusqu’en 1964 améliorer les infrastructures de la paroisse. De 1952 à 1964, les investissements réalisés atteindront 437 000 francs.

Fin 1968, la baie de communication entre l’église et la salle sera agrandie et fermée par une cloison amovible. Une “ chapelle de semaine ” sera aménagée dans le baptistère en 1974. L’éclairage et le chauffage de la salle paroissiale seront réalisés en 1979.

Outre les rénovations périodiques (peinture, électricité), il faut signaler, dans les années 80, la transformation de la salle attenante au baptistère en chapelle du Saint-Sacrement, une porte ayant été ouverte dans l’église sur l’emplacement d’un autel à N-D de Lourdes, la remise à neuf et le chauffage de la salle baptisée “ le chalet ” par le P Assen , et la fermeture vitrée des salles de catéchèse à l’étage de l’extension de l’église. C’est aussi en 1988 qu’une tapisserie fabriquée par plusieurs paroissiennes, illustrant l’Evangile des Noces de Cana, sera mise en place derrière le chœur.

A Pâques 1987 on a estimé 2050 fidèles sur les six messes dominicales.

L’orgue classique mis en place à la tribune par Mr. Koenig et inauguré à la Sainte Thérèse 1956 par un concert musical et choral avait été amélioré en 1963. Il a cédé la place, en 1991, à l’orgue positif, à deux claviers, d’origine alsacienne, situé près du chœur. Cet instrument donnera plusieurs concerts lors des semaines internationales de l’orgue dans le diocèse.

Plus récemment, rappelons, en 1996-1997, la réfection totale, en grès, des degrés et du mobilier du chœur, par les artisans de Saint Jean des Quatre Couronnés, l’aménagement d’un local d’accueil, et, en 1998 la sonorisation(cloches fixes) et l’éclairage extérieur du clocher et de sa croix. A l’extérieur, la clôture des terrains et l’aménagement d’un parking indispensable, permettant de laisser libre le parvis de l’église. Les différents logements du presbytère et ceux des anciens magasins ont été modernisés.

Enfin, l’année 2011 a été marquée par les travaux de profonde rénovation des peintures intérieures de l’église. Toute la nef et la chapelle du Saint Sacrement sont sorties rajeunies d’un chantier de deux mois ayant mobilisé l’énergie d’artisans et de bénévoles.

Parallèlement, les chapelles de Sainte Musse et de Sainte Marguerite, appartenant au périmètre paroissial, furent restaurées et modernisées. Sainte-Marguerite, dont la construction remonte à 1586, connut bien des vicissitudes avant d’être rendue, agrandie, au culte catholique, en 1827. Démolie, elle fut reconstruite en 1924. Elle vit ses peintures intérieures refaites dès 1953, puis en 1998. Ses enduits extérieurs seront également réparés, à la fin des années 90, avec le concours de la municipalité de La Garde. Un nouvel autel avait été consacré par Mgr Madec, évêque de Fréjus-Toulon, en 1992. Le local attenant à la chapelle sera acheté en 1974 pour devenir une salle de réunion et une bibliothèque.

La chapelle du Christ- Roi faisait partie du monastère de la Visitation, construit de 1933 à 1936, mais elle demeura toujours ouverte au public. Ce monastère, que les visitandines quittèrent en 1963 fut vendu au C.O.S.O.R. qui en fit une maison de retraite. Mais la chapelle, la chapelle funéraire toute proche, (contenant le tombeau de la Famille Martin, anciens propriétaires des terrains), et les terrains attenants firent l’objet, en 1995, d’une donation à l’association diocésaine. La maison “ Marthe et Marie ” située sur ces terrains fut vendue en 1998, ce qui permit de financer les travaux de rénovation de Sainte-Thérèse. La paroisse assura l’entretien et la modernisation de cette chapelle avec notamment l’installation du chauffage et le remplacement des vitraux Le principal desservant du Christ-Roi fut le père assomptionniste Assen Karaguiossov, d’origine bulgare, qui résida dans la paroisse de 1957 à 2001. Il logera à partir de 1967 dans un F3 de la cité de la Plaine, donné à la paroisse. Il fut aidé dans son apostolat par le père Bernard Fournier et par une fraternité de petites sœurs de Jésus, implantée aux Oeillets de 1994 à 2004. Les petites sœurs Luciana, Julienne, Bernadette, Odile, Marie-Salomé, Annick, Suzanna, qui se succédèrent ont marqué leur quartier et la paroisse. L’association “ Le Rocher ” issue de la communauté de l’Emmanuel, s’est implantée en 2004 dans cette même cité…. Le père Assen, impliqué avec les paroissiens dans le collectif “ Mieux vivre à Sainte Musse ” regroupait aussi au Christ-Roi, plusieurs fois par an, la communauté portugaise de l’agglomération.



  1. Evêques et curés de la paroisse.

Parallèlement à l’histoire des lieux de culte de notre paroisse, il n’est pas inutile de rappeler les noms des évêques qui jouèrent un rôle dans sa naissance et son développement, et les noms des prêtres qui en eurent la responsabilité.

C’est Mgr Félix Guillibert, évêque de Fréjus-Toulon, qui consacra la chapelle Saint François d’Assise, le 18 juin 1914.



  1. Evêques successifs du diocèse de Toulon-Fréjus : 

    Mgr Augustin Siméone

    1926-1940, qui érigea la paroisse Saint-François d’Assise.

    Mgr Auguste Gaudel

    1941-1960, qui consacra l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus.

    Mgr Henri Mazerat

    1960-1962

    Mgr Gilles Barthe

    1962-1983

    Mgr Joseph Madec

    1983-2000

    Mgr Dominique Rey

    2000-

  2. Prêtres responsables de Saint-François d’Assise et de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus :

Si l’abbé Léonard, précepteur des enfants de la famille Martin, fut nommé par Mgr l’évêque, responsable de Saint-François d’Assise dès le 23 juin 1914, ce sont des prêtres d’origine diverses qui assurèrent le culte dans cette chapelle d’avril 1920 à octobre 1933.

Le père Tite Giraudo,

fut le premier prêtre assomptionniste désigné par le père Sollier; célébra la messe à Saint François d’Assise le 29 octobre 1933.

Le père Marchand,

lui succéda le 21 novembre 1934.

Le père Quennehen,

fut installé le 12 octobre 1947.

Le père Merckx,

lui succéda en mai 1948.

Le père Jean Berger,


installé le 29 octobre 1950, fut le premier curé nommé de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus le 21 décembre 1952, et y demeura jusqu’au 16 juin 1953. Cinq pères assomptionnistes lui succédèrent comme curés de Sainte-Thérèse.

Le père Ephrem Gelly,


vicaire depuis le 10 juin 1953, fut installé en septembre 1953 et gardera ces fonctions jusqu’en octobre 1966.Il fut le créateur du conseil de paroisse.

Le père Ignace

Antzenberger,

d’abord vicaire, fut installé en octobre 1966 et demeura curé de Saint-Thérèse jusqu’à son décès, le 7 mai 1983. Il mit beaucoup d’énergie au développement du jardin d’enfants, activité qui lui tenait particulièrement à cœur. Il fut l’artisan du jumelage avec Sainte Lioba et créa le bulletin paroissial “ Ensemble ”.

Le père Noël Le Bousse,


installé en septembre 1983 jusqu’en juin 1989, décida la création de la chapelle du Saint Sacrement et l’achat de l’orgue actuel. Il mit en place le premier conseil pastoral paroissial.

Le père Eugène Guillard,

installé en septembre 1989 jusqu’en septembre 1991.

Le père Yvonnek

de Villers,

installé en octobre 1991 jusqu’en juillet 1995, sera le dernier prêtre assomptionniste nommé curé de Sainte-Thérèse. Il était aux côtés de Mgr Madec lors de la bénédiction de l’autel de Sainte Marguerite.

Parmi les nombreux pères assomptionnistes en poste à Sainte Thérèse citons les pères Louis, Gayraud, Imhay, Arnold, Pepinos, Chautagnat, Millet, Robert, et, dans les dernières années, les pères Michaël Djurdjar, Emile Burlet, Gabriel Mangin, Bernaed Fournier, Marcel Pont et Assen Karaguiossov.


Le père Michel Moncault ,

prêtre diocésain, lui succéda de juillet 1995 à septembre 1996. Il anima, à La Castille, deux journées de découverte de la liturgie.

Le père Michel Amicel,

installé en novembre 1996 jusqu’en mars 2002. En 1998, il fit rénover les peintures intérieures de Sainte-Thérèse, dont il restructura le chœur, et de Sainte Marguerite. Il mit beaucoup d’énergie à obtenir que l’orgue de notre église, confié à des instrumentistes connus, participe aux divers festivals de l’orgue, qui avaient lieu chaque année dans le diocèse.

Le père Antoine Carli,

assura l’intérim, dans des conditions difficiles, de mai à septembre 2002.

Le père François



Bouttin,

administrateur puis curé de septembre 2002 à septembre 2011. De 2002 à 2009, Sainte-Thérèse fut liée à la paroisse de La Nativité au centre de La Garde. La paroisse se lance dans la Nouvelle Evangélisation promue par nos papes et nos évêques avec de nouvelles pastorales comme les Cellules Paroissiales d’Evangélisation, le Parcours Alpha. La vie de prière s’intensifie par le renouvellement de la prière d’adoration du Saint-Sacrement. L’Equipe Benoît XVI regroupe les jeunes engagés sur la paroisse.Prêtre auxiliaire, le père Denneulin assura, pendant plusieurs années une présence sur la paroisse.

Le père Jean-Michel

Roussel,

vicaire depuis septembre 2007 de Sainte-Thérèse et de La Nativité résidant à la Nativité, puis vicaire seulement sur Sainte-Thérèse où il réside depuis septembre 2009, est nommé curé en septembre 2011. Il exerce d’autres fonctions sur le diocèse notamment comme Délégué Diocésain à la Jeunesse et comme professeur d’Histoire de l’Eglise aux propédeutes de La Castille.

  1. Des grandes dates de ces 60 ans :

    1952

    21 décembre. Dédicace de l’église.

    1954

    Bénédiction du Chemin de Croix de Mr. Henri Pertus.

    1957

    Ouverture du jardin d’enfants.

    Messe à l’autel de Sainte-Thérèse et vénération des reliques.



    1960

    Premier baptême d’adultes à la veillée pascale.

    1963

    Rassemblement départemental des Cœurs Vaillants sur le stade.

    Départ des sœurs visitandines.

    Début du catéchisme à Sainte-Musse


    1964

    Jubilé des vingt cinq ans de sacerdoce du Père Gelly.

    1967

    Jumelage de la paroisse Sainte Thérèse avec la paroisse Sainte Lioba de Mannheim.

    Première messe face au peuple le 1er dimanche de Carême et première messe concélébrée le Jeudi-Saint.



    1968

    Première messe anticipée du samedi soir.

    1969

    Création de la première équipe liturgique.

    1972

    Jubilé des vingt cinq ans de sacerdoce du Père Ignace.

    1973

    Pèlerinage paroissial à Lisieux.

    1973-1974

    Les paroisses du Pradet, puis de La Garde sont confiées à la communauté assomptionniste de Sainte Thérèse et feront l’objet d’une pastorale commune

    1977

    Le nombre de messes dominicales passe de 9 à 6.

    1979

    Création du conseil de pastorale regroupant les mouvements paroissiaux.

    1980

    Premier numéro du journal paroissial “ Ensemble ” qui paraîtra trois fois par an jusqu’en 1992.

    Célébration du centenaire du Père d’Alzon, fondateur des Augustins de l’Assomption en novembre (exposition- messe présidée par Mgr Barthe en présence des communautés assomptionnistes voisines – concert)



    1982


    Création d’un comité d’animation chargé de proposer des activités ludiques, pour compléter le rayonnement de la kermesse dont la formule vieillit.

    Première soirée du bol de riz, organisée pendant le carême par la conférence de Saint Vincent de Paul.



    1983

    Décès du père Ignace alors curé en fonction.

    1987

    Inauguration d’une chapelle du Saint Sacrement, contiguë à l’église.

    1988


    Première réunion, le 23 mars, du conseil pastoral paroissial.

    27 juin : Première messe du père Jean-Yves Molinas, notre actuel vicaire général, habitant sur la paroisse et ordonné la veille par Mgr Madec.



    1989

    Jubilé des vingt cinq ans de sacerdoce du Père Noël.

    1990


    Création de l’association Amitiés Franco-Bulgares, qui fera parvenir à Plovdiv, avec l’aide de l’ordre de Malte plusieurs tonnes d’aide humanitaire en 1991 et 1992 (deux semi-remorques de 38m3).

    1995


    La Congrégation de L’Assomption, contre le souhait de Mgr Madec, décide de quitter la paroisse, que les pères animaient depuis 1933 (La Ginouse) et 1952 (Sainte-Thérèse). Une délégation de paroissiens fait part de son incompréhension au Provincial des Assomptionnistes.

    1997

    Messe du centenaire de la mort de Sainte Thérèse, présidée dans le nouveau chœur, par Mgr Madec.

    1998

    Les décorations intérieures de Sainte-Thérèse et Sainte-Marguerite sont rénovées.

    2000

    Ordination de Matthieu Rouillé d’Orfeuil qui a vécu son enfance et sa jeunesse sur la paroisse.

    La fête de Sainte Thérèse est présidée par Mgr Rey, ordonné évêque de Fréjus-Toulon trois semaines plus tôt.



    2001

    Le père Assen quitte la paroisse définitivement pour la Bulgarie après 44 ans de présence.

    2002

    Dans le cadre d’un projet diocésain de “pôle missionnaire” le p. Bouttin est nommé curé de La Garde où il réside et administrateur de Sainte-Thérèse pour jumeler les deux paroisses.

    2005

    La paroisse fête en février ses quatre centenaires : Germaine Bertrand, Juliette Duprat, Roger Sureau, Maître Moye.

    2006

    Fête en juin des cinquante ans de sacerdoce du Père Denneulin.

    2012

    Pèlerinage paroissial à Lisieux et accueil des reliques de Sainte Thérèse.

  2. Une année-type de la vie paroissiale au jour le jour au cours de ces 60 ans.

D’après le dictionnaire historique de la langue française, le mot paroisse est une déformation du mot grec Paroikein, formé de Para, à côté, et de oikein, habiter, désignant le voisin, et même l’étranger de passage sur le territoire.

Dans l’ancien régime, la paroisse était une subdivision administrative, cellule de base de la fiscalité, chargée de répartir les sommes fixées pour la Taille et d’en élire annuellement les collecteurs.

La paroisse des siècles passés a donc été un regroupement de familles, d’habitants mettant en commun leurs forces et leurs moyens pour vivre ensemble, en se groupant autour d’un prêtre, leur curé, “ chargé du soin des âmes, curatis animarum ” pour approfondir et vivre leur foi, manifester d’un état d’esprit, faire face, collectivement, aux aléas de la vie journalière, acquérir enfin, une identité et une réputation.

Tout événement influant sur la vie des individus ou des familles était donc vécu par l’ensemble de la communauté : naissances, mariages, obsèques, mais aussi les échéances répétitives de l’existence : semailles, récoltes, les mesures de protection contre les intempéries, les incendies, les épidémies.

Les puissantes secousses sociales subies par notre pays depuis le dix huitième siècle, le bouleversement de la révolution industrielle, les grands conflits du vingtième siècle, qui remplacèrent des groupes humains en majorité ruraux, par des communautés urbaines souvent séparées par de grandes différences de niveau de vie, ont contribué à distendre les liens unissant les membres d’une même paroisse.

Pourtant la nôtre, grâce aux initiatives de nos prêtres, avec la collaboration et la générosité des fidèles, réussit à maintenir une vie associative qui laisse de bons souvenirs dans les mémoires des plus âgés. Toutes ces activités, variées mais essentiellement familiales, sont, en majorité, liées à la préparation, au déroulement et aux retombées de la kermesse paroissiale annuelle. Cette kermesse est pendant les premières années de la paroisse, la source, presque unique de revenus permettant de payer les frais d’achat, d’entretien, voire d’amélioration de l’église et des locaux et terrains qui lui sont rattachés.

Parmi les nombreux mouvements présents sur la paroisse au long de ces 60 ans, retenons deux d’entre eux pour l’histoire de la paroisse :


  1. la conférence St Vincent de Paul :

C’est la doyenne de tous les mouvements paroissiaux puisqu’elle a été créée en mars 1938, moins d’un an après la création de la paroisse Saint-François. Elle réunit chaque semaine une vingtaine de “ vincentiens ” qui après avoir prié, assurent le suivi des personnes ou familles en difficulté, que chacun des membres visite et suit. L’aide matérielle et morale qu’elle leur apporte avec simplicité et efficacité, en liaison avec les services sociaux, peut être fournie grâce à la générosité des membres de la conférence et à celle des paroissiens sollicités mensuellement. (une moyenne de 800 € est collectée chaque mois) La banque alimentaire dont la conférence est partenaire, permet la distribution régulière de produits alimentaires. La conférence organise durant le carême le “ bol de riz ” qui permet d’aider plusieurs communautés du tiers monde.

  1. le comité de jumelage franco-allemand Ste Thérèse – Ste Lioba :

C’est la cellule d’animation du jumelage mis en place en 1967 entre les deux paroisses dans le cadre du jumelage entre les villes de Toulon et de Mannheim Ce jumelage se traduit par la visite alternativement, chaque année d’une délégation d’une paroisse à l’autre paroisse Périodiquement le curé accompagne sa délégation. Côté allemand, le P Schilling (maintenant décédé) est venu plusieurs fois. Côté français les P Ignace, Noël, Yvonnek et Bouttin se sont rendus à Mannheim. Outre les visites touristiques, la participation à la messe dominicale, qui devient bilingue, permet de renforcer les liens d’amitié des deux communautés catholiques.

La vie paroissiale est un mélange d’événements multiples, certains, profanes, s’intercaleront dans l’année liturgique, rythmée par les trois grandes fêtes chrétiennes de l’année que sont Noël, Pâques et la Pentecôte et les temps spécifiques qui leur sont associés :



L’Avent, temps d’attente et d’espérance de la venue du Messie promis par Dieu,

Noël, naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ,

le Carême, temps de pénitence précédant la Semaine Sainte, Passion de Jésus-Christ.

Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, suivie du temps de Pâques.

La Pentecôte, manifestation du Saint Esprit parmi les apôtres.

  • Parcourons ensemble douze mois de la vie de notre paroisse :

Si l’année liturgique commence avec le premier dimanche de l’Avent, (le dernier dimanche de novembre), les classes de catéchisme suivent exactement le rythme de l’année scolaire et débutent dès la rentrée de septembre. Une équipe de dames catéchistes, mères de familles, animées du même dévouement, formées par un des prêtres de la paroisse, vont aider, pendant trois ans, les enfants à acquérir les bases de leur éducation chrétienne. C’est le moment où sont présentées aux nouveaux arrivants les différentes activités de la paroisse et où sont facilitées les rencontres entre anciens et nouveaux.

Chaque dimanche de décembre, on allume un cierge supplémentaire au pied de l’autel, pour rappeler l’attente et le cheminement des fidèles vers la nuit où Jésus naquit, jusqu’à la veillée de Noël, qui commence par l’offerte provençale, tôt dans la soirée, pour les plus jeunes, messe et crèche vivante, avec la participation d’un jeune couple de paroissiens avec leur bébé et se poursuit par la messe de la nuit, avec ses cantiques séculaires, entonnés par une chorale enthousiaste et repris par toute l’assistance.

Les deux premiers mois de l’année appartenant aux temps ordinaires, les paroissiens profiteront de cette période pour organiser le loto annuel, doté de nombreux lots par les commençants locaux, suivi du tirage de la galette des Rois. Il y aura place, également, pour un tournoi de bridge, un repas familial suivi d’une soirée dansante, bal costumé pour les jeunes.

Le déroulement de l’année liturgique sollicite avant tout les prêtres, qui nous aident à intégrer les liturgies nées du concile Vatican II. Passé l’étonnement de voir la messe célébrée face à l’assistance, (ce fut pour la première fois à Ste Thérèse le premier dimanche de carême de 1967). L’association des laïcs par le biais d’équipes liturgiques facilite cette adaptation.

Par contre, l’organisation des réunions familiales repose avant tout sur l’initiative des fidèles, et curé et vicaires, qui sont alors nos invités, y participent avec plaisir. La lecture des feuilles paroissiales hebdomadaires passées nous rappellent qu’entre 1980 et 1995, de tels repas familiaux étaient organisés deux à trois fois par an, l’hiver dans la grande salle, et aux beaux jours sous les arbres de la cour.

Tout dépend du travail de deux équipes : Celle d’une dizaine d’hommes, sous la conduite d’un ou deux membres dynamiques de la paroisse, qui monte les tables, dispose les sièges, met les couverts sur les nappes de papier. Tout ce matériel, acquis peu à peu, grâce à la gestion très prudente des responsables des comptes, permet à la paroisse d’accueillir entre cent et deux cents convives.

Le menu du repas est confié à une forte équipe d’une vingtaine de dames volontaires, parmi lesquelles figurent souvent des cuisinières hors pair, qui confectionnent gracieusement des plats aussi variés qu’appétissants. Les sommes modiques demandées aux participants permettront d’offrir un pot amical à l’assemblée les jours de grandes fêtes, soit dans la grande salle, soit aux beaux jours et depuis l’aménagement du parking, sur le parvis de l’église, et l’entretien du matériel de service.

Nous entrons en carême le dernier dimanche de février, ou les premiers dimanches de mars. Pendant cinq semaines. Le Gloria disparaît de la messe, les ornements violets expriment la pénitence. La seule réunion sera celle du Bol de riz, qui invite les fidèles à partager un riz très apprécié dont le produit permet à la conférence de Saint Vincent de Paul de venir en aide à quelques communautés du tiers monde. Pendant le Carême, nous célébrerons cependant la fête de Saint Joseph, avec pour plusieurs paroissiens le pèlerinage à Cotignac.

Et déjà, c’est la fête des Rameaux. L’assistance est nombreuse. (sans doute la plus forte de l’année) C’est peut-être la fête chrétienne à laquelle les hommes assistent les plus nombreux. L’office du Jeudi Saint, qui accueille le Saint Sacrement dans son reposoir, magnifiquement fleuri, a accueilli parfois les fidèles dans une nouvelle disposition des bancs de chaque coté d’une longue table où les prêtres concélébreront (la première fois en 1967). Celui du Vendredi Saint qui se termine dans un profond silence, achève une journée où se déroulera dans l’église le chemin de croix. La chorale soutient de son mieux les chants de l’assemblée. Enfin, voici la nuit de Pâques, la bénédiction du feu sur le parvis, les lectures rappelant la Création, le long cheminement du Peuple de Dieu, et l’annonce triomphale de la résurrection de Jésus, passé de la mort à la vie. Christ est ressuscité ! En vérité, il est ressuscité !

Sept dimanches, dits du temps de Pâques, nous séparent de la Pentecôte. Le printemps est là, encourageant les activités de plein air. Les archives nous rappellent les excursions, à Porquerolles ou dans le Haut-Var, et même un rallye auto, qui connut un grand succès.

Le mois de mai, dédié à la vierge Marie, voit chaque soir le chapelet récité dans la chapelle Sainte Marguerite, et pour les enfants qui ont suivi leurs trois années de catéchisme, un des dimanches de ce mois, précédé par la retraite préparatoire, les accueillera, en compagnie de leurs familles pour fêter leur communion solennelle. Devant l’assistance, qui partage leur joie émue, une longue procession de fillettes en voiles blancs, de garçons en costumes ornés d’un brassard immaculé (remplacés à partir de 1965 par des aubes uniformes) pénètrent dans l’église, leur cierge de communion allumé, pour y affirmer leur foi et recevoir le corps du Seigneur.

Juin va nous réunir à nouveau pour célébrer la Pentecôte, mais va aussi solliciter tous les volontaires pour l’organisation de la kermesse annuelle préparée depuis le début de l’année par plusieurs réunions. Les idées ne manquent pas. Sur deux journées, après le “ marché ” du samedi matin, à côté des jeux, de hasard ou d’adresse, qui permettent de gagner des lots divers (et même des animaux vivants), les nombreux stands de la fête convient les participants à se désaltérer, à déguster crêpes ou merguez, à acheter travaux d’aiguilles ou pièces de layette, à moins d’être tentés par le comptoir de la brocante, qui réserve parfois de bonnes surprises aux connaisseurs, et qui pèse lourd dans le bilan financier de la journée. La kermesse est, au fond, la seule ressource dont dispose la paroisse pour payer ses dettes et trouver les fonds nécessaires à l’entretien de ses bâtiments.

La soirée du samedi se terminera par un repas en plein air, animé, sur le podium qui domine les tables des convives, par le spectacle, très applaudi, offert par les cours de danses de la ville. Et le dimanche soir la messe de la kermesse clôturera ce grand moment paroissial. Mais si la kermesse connut ses grandes heures pendant les trente premières années de la paroisse, la désaffection pour cette manifestation commença à se faire sentir à la fin des années 80 et l’on dut la remplacer par des manifestations plus appréciées comme des repas.

Le dernier dimanche de juin, fête de Saint Pierre et Paul, nous convie à la cérémonie de l’ordination de nos nouveaux prêtres et diacres, sous les frondaisons des grands arbres du domaine de la Castille, qui abrite le séminaire. La chorale, malgré la modestie de ses moyens, se joint aux autres groupes vocaux de diocèse pour donner toute sa grandeur à la cérémonie

Les mois de juillet et d’aout, qui encadrent les vacances scolaires, vont voir les familles se déplacer, ou accueillir des parents en visite. Le rythme de l’activité va se ralentir, permettant quelques jours de repos.

Une longue période de dimanches du temps ordinaire nous sépare de la Toussaint. Elle permettra à la paroisse de préparer avec grand soin, pour le premier dimanche d’octobre, la fête de notre sainte patronne, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, en permettant à la chorale de chanter des cantiques composés par Thérèse elle-même. Cette grande fête paroissiale sera présidée à plusieurs reprises par l’évêque du diocèse.

Le dernier jour de novembre, fête du Christ, Roi de l’Univers, clôt l’année liturgique, que la chorale fête naturellement à la chapelle de Ste Musse. Ces douze mois, vécus dans la même foi, ont été riches d’amitié, d’heures de travaux, de rencontres parfois porteuses d’avenir. Les enfants ont grandi, les adolescents, devenus adultes, sont partis poursuivre leurs études loin de chez eux. Mais la vie paroissiale se poursuit.

Prions Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de continuer à veiller sur sa paroisse varoise. Octobre 2012



Paroisse Sainte-Thérèse

105, Bd Enseigne de V. Guès

83000 – TOULON

04.94.27.21.13



sainte-therese@ diocese-frejus-toulon.com

www.diocese-frejus-toulon.com/-Toulon-Sainte-Therese


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