Conférence pma IV: débat thématique sur la réduction des vulnérabilités, la réponse aux défis nouveaux et le renforcement de la sécurité alimentaire dans les pays les moins avancés



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Débat thématique de haut niveau PMA/ISTANBUL/DPI/9

après-midi 11 mai 2011



CONFÉRENCE PMA IV: DÉBAT THÉMATIQUE SUR LA RÉDUCTION DES VULNÉRABILITÉS, LA RÉPONSE AUX DÉFIS

NOUVEAUX ET LE RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DANS LES PAYS LES MOINS AVANCÉS

Alors qu’à travers le monde, 925 millions de personnes souffrent de l’insécurité alimentaire, plusieurs experts et délégations, dont M. Malam Bacai Sanhá, Président de la Guinée-Bissau, ont débattu cet après-midi de la nécessité de réduire les vulnérabilités des pays les moins avancés (PMA) et des moyens par lesquels ceci pourrait être fait. Cet échange d’idées a eu lieu au cours de la cinquième table ronde thématique organisée dans le cadre de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA, qui se tient à Istanbul.


Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Président de la Guinée-Bissau a expliqué que le Gouvernement bissau-guinéen avait décidé de donner la priorité au secteur agricole, en commençant par augmenter le budget dévolu à ce secteur d’activités. Un programme d’investissement agricole a en outre été mis en place pour renforcer les capacités des agriculteurs, car, a-t-il observé, on ne peut parvenir à mettre en place une agriculture de qualité sans utiliser des technologies modernes. M. Sanhá a ainsi vanté les mérites de la mécanisation de la chaîne de production alimentaire.
« L’agriculture est l’épine dorsale de la plupart des PMA », a reconnu M. Mehmet Mehdi Eker, Ministre de l’agriculture et des affaires rurales de la Turquie, en expliquant que la majorité de la population de ces pays vit de ce secteur. En outre, la plus grande part des dépenses des ménages pauvres étant consacrée à l’alimentation, la population est très vulnérable à la volatilité des prix de l’alimentation.
Pour faire face à la vulnérabilité des PMA, M. Louis Kasekende, Gouverneur adjoint de la Banque de l’Ouganda et membre du Groupe de personnalités éminentes pour les PMA, a fait un bref résumé des domaines d’action importants. Il a ainsi expliqué qu’il fallait permettre à ces pays d’améliorer leurs capacités et infrastructures humaines et institutionnelles ainsi que leur productivité agricole; d’élargir leurs possibilités d’exportation et les aider à intégrer les questions liées aux changements climatiques dans les budgets. M. Kasekende a également suggéré d’impliquer davantage les donateurs traditionnels, la société civile et le secteur privé dans les efforts visant à réduire le niveau de vulnérabilité des PMA.
Ont également participé à ce débat, qui était présidé par le Ministre des affaires étrangères des Maldives, M. Ahmed Naseem, les experts suivants: Mme Anna Tibaijuka, Ministre des établissements humains, de l’habitat et des affaires urbaines de la République-Unie de Tanzanie; M. Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification; M. Richard Kinley, Secrétaire exécutif adjoint de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques; M. Amir Abdulla, Directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM); Mme Lila Hanitra Ratsifandrihamanana, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO); et M. Babu Mathew, membre fondateur de l’Alliance de l’Asie du Sud pour l’élimination de la pauvreté.
La Ministre des établissements humains, de l’habitat et des affaires urbaines de la République-Unie de Tanzanie a vanté les mérites de l’agriculture biologique pour la population. « Malheureusement, nous ne sommes pas capables de vendre les produits de cette agriculture », a-t-elle fait remarquer, avant de demander une aide au niveau du marketing. Pour améliorer la sécurité alimentaire des foyers, Mme Tibaijuka a suggéré d’améliorer les capacités de stockage et de conservation de produits alimentaires en respectant les normes de la chaîne du froid.
Le problème posé par l’insécurité alimentaire est surtout vivace en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, a indiqué l’expert du PAM participant à la table ronde. Plutôt que de fournir des denrées alimentaires, il a suggéré d’investir dans les capacités humaines, ainsi que dans la nutrition. M. Amir Abdulla a ainsi signalé que 43% des enfants âgés de moins de 5 ans et vivant dans les PMA souffrent de rachitisme. Or, a-t-il expliqué, il est difficile pour des enfants mal nourris de faire partie du capital productif d’un pays, ce qui cause à ce pays un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars. M. Abdulla a aussi appelé à mettre en place des programmes de protection sociale efficaces, tels que des filets de sécurité sociale mettant l’accent sur la nutrition, l’éducation et la santé.
M. Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention de l’ONU pour la lutte contre la désertification, a lui aussi estimé qu’il faut concentrer les activités économiques et celles du secteur de l’éducation sur le développement du secteur agricole. Il est également nécessaire de parvenir à créer et maintenir un écosystème durable adapté aux changements climatiques, a-t-il ajouté.
La question des changements climatiques a été particulièrement abordée par M. Richard Kinley, Secrétaire exécutif adjoint de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il a expliqué qu’un programme de travail a été mis en place en 2001 pour faciliter l’application de la Convention-cadre par les PMA. Il a précisé qu’un fonds d’affectation spéciale pour les PMA a été créé à cet effet et a reçu 320 millions de dollars, et qu’un groupe d’experts a été constitué pour soutenir la mise en œuvre du programme d’action pour l’adaptation au niveau national. Les PMA ont ainsi accompli beaucoup de progrès dans ce cadre, et on constate notamment une plus grande sensibilisation et une capacité de réaction plus forte au sein de ces pays.
Le contrôle de l’eau et l’irrigation sont aussi des questions cruciales dans la réduction de l’insécurité alimentaire, a indiqué l’experte de la FAO. Elle a précisé que seulement 7% des terres arables sont irriguées en Afrique, contre 38% en Asie. Elle a aussi souligné les difficultés supplémentaires qui se posent aux pays qui doivent importer les denrées alimentaires dont ils ont besoin.
M. Babu Mathew, de l’Alliance de l’Asie du Sud pour l’élimination de la pauvreté, a quant à lui invité à examiner la croissance sous l’angle de la justice sociale. La grande famine qui a sévi en 1942 dans ce pays qui était alors le Bengale a été causée par l’injustice sociale, a-t-il rappelé. Il a fait part des progrès accomplis en Inde pour améliorer le secteur social et le secteur agricole, notamment grâce à une loi sur la garantie de l’emploi rural, ainsi qu’une loi concernant le droit à l’information.
Dernier pays à avoir gradué de la catégorie des PMA, les Maldives souffrent de vulnérabilités particulières liées notamment aux changements climatiques, a souligné le Ministre des affaires étrangères de ce pays, M. Ahmed Naseem. Il a noté que plusieurs pays moins avancés ont eu, comme les Maldives, une meilleure croissance ces dernières années, sans pour autant pouvoir sortir de la liste des PMA. Le tsunami de 2004 et la crise économique et financière mondiale figurent parmi les facteurs expliquant cette situation, a-t-il dit. Dans le débat interactif tenu avec les délégations, le représentant de Saint-Vincent-et-les Grenadines a confirmé qu’un pays comme le sien qui ne fait pas partie des PMA présente toutefois de grandes vulnérabilités. Il a souhaité que soit mis en place un cadre multilatéral d’échanges commerciaux plus juste.

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(à suivre)





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